François Hollande fait sa rentrée en Corrèze

De notre envoyé spécial à Tulle. Journée spéciale pour les élèves du CP-CE1-CE2-CM1-CM2 de l’école René-Coty de Saint-Merd de Lapleau et pour leurs parents, car c’est un instituteur un peu spécial qui a rejoint leur établissement pour l’année scolaire 2019-202 “et les suivantes, si tout se passe bien”, comme il ne manque jamais de le préciser.

C’est en effet l’ancien président François Hollande qui a pris le poste laissé vacant en 1997 par l’ancienne institutrice, une reconversion pour le moins étonnante, mais qu’il explique avec des mots tous simples: “Ça m’est venu pendant ma tournée des Espaces Culturels Leclerc l’an dernier. D’abord parce que la pédagogie, j’en fais depuis toujours: rappelez-vous de mes explications sur le Mariage Pour Tous, par exemple. Et puis j’aime vraiment parler en face d’un public captif, qui croit à tout ce que je lui dis”

Du côté des parents, les sentiments sont mitigés. “C’est bien que la classe réouvre, parce qu’il fallait aller à Lafage sur Sombre, à Gros-Chastang ou même à Barriac-Les-Bosquets pour poser les enfants” reconnaissent les villageois “mais bon, on est pas certains qu’il fassent du bon boulot ici, vu la merde qu’il a fait quand il était à Paris”

Des reproches qui ne semblent pas effrayer l’ancien compagnon de l’ambassadrice chargée de la négociation internationale pour les pôles Arctique et Antarctique: “C’est vrai que c’est pas facile, d’apprendre des choses aux enfants. Mais des choses pas faciles, j’en ai fait dans ma vie, alors je sais, je sais ce que c’est de prendre des décisions, de poser des actes, et des actes, j’en poserai. Pour faire évoluer les enfants.” Et convaincre leurs parents, nous l’espérons.

Contacté par nos soins, le ministère de l’Éducation Nationale a déclaré “Évidemment que nous étions au courant, et puis la campagne, ici, tout le monde s’en fout, l’important c’est le drapeau français dans les classes. D’ailleurs, si vous voulez savoir, c’est pour ça qu’on a annoncé une augmentation moyenne de 300€. Qui croyez-vous qui récupérera 75% de l’enveloppe?”. De son côté, le Mouvement des Écoles Rurales – Dordogne-Auvergne-Limousin-Occitanie-Rhonalpes, le MERDALOR dénonce une campagne inique de dépréciation du métier d’enseignant. Une reconversion en demi-teinte, donc.

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